Le couple après l’arrivée d’un bébé : s’aimer au milieu du bouleversement


Après l’arrivée d’un bébé, le couple change. Et c’est normal.
On parle beaucoup de la naissance d’un bébé. On parle de l’accouchement. On parle des nuits. On parle de l’allaitement, du corps, du post-partum.
Mais on parle trop peu de ce moment silencieux où deux personnes se regardent et se demandent :
“Où est passé notre couple ?”
Si vous traversez ça, vous n’êtes ni seuls, ni anormaux, ni “moins amoureux”. Vous êtes en train de vivre une des plus grandes transitions de votre vie.
Mais en réalité, une naissance, c’est aussi :
la naissance d’une mère
la naissance d’un père / co-parent
et la transformation d’un couple
Et cette transformation est profonde, déstabilisante, parfois douloureuse même quand l’amour est là. Même quand le bébé est désiré. Même quand “tout va bien”.
Beaucoup de parents vivent une période de distance, de tensions, d’incompréhensions après l’arrivée d’un enfant — et pensent que leur couple a un problème.
La vérité, c’est que ce qu’ils vivent est souvent une étape normale d’un immense remaniement.
L’arrivée d’un bébé : un tsunami invisible pour le couple
Un bébé ne change pas seulement le quotidien.
Il modifie :
le rythme biologique
le sommeil
les hormones
le système nerveux
la répartition des rôles
le rapport au corps
le rapport au temps
l’identité
la charge mentale
la place de chacun
Autrement dit : tout le système du couple est reconfiguré.
Avant, vous étiez deux adultes avec de l’espace pour :
parler longtemps
improviser
vous retrouver spontanément
faire l’amour quand l’envie venait
récupérer quand vous étiez fatigués
Après bébé, beaucoup de couples passent à :
communication logistique
fatigue chronique
interruptions constantes
priorités centrées sur le bébé
temps personnel quasi inexistant
Le couple n’a pas disparu. Il est sous l’eau.
Ce qui se passe dans le cerveau et le corps (et qu’on sous-estime)
Chez la personne qui a porté / accouché
Son corps est en récupération profonde. Son cerveau est modifié par les hormones du post-partum. Son système nerveux est en hypervigilance constante.
Elle peut ressentir :
une fatigue qui dépasse l’entendement
une hypersensibilité émotionnelle
un besoin intense de proximité avec le bébé
une difficulté à se sentir disponible pour le couple
un corps qui ne se sent pas encore “habitable”
une baisse ou une absence de désir sexuel (ce qui est physiologique, pas relationnel)
Elle ne se détourne pas du couple. Elle est mobilisée par un mécanisme de survie et d’attachement extrêmement puissant.
Chez l’autre partenaire
Il/elle vit aussi un bouleversement majeur, mais souvent plus silencieux.
Il/elle peut ressentir :
un sentiment de mise à l’écart
l’impression que le bébé a “pris toute la place”
de l’impuissance (“je ne sais pas comment aider”)
une pression d’être solide
une fatigue émotionnelle non reconnue
un manque de contact affectif ou intime
Et parfois, la peur : “Est-ce qu’on va se retrouver ?”
Pourquoi les disputes augmentent après bébé?
Parce que les ressources sont basses.
Quand le réservoir est vide :
la tolérance diminue
l’irritabilité augmente
les malentendus explosent
les petites choses deviennent énormes
On ne se dispute pas forcément pour ce qui est dit. On se dispute parce que :
“Je suis à bout et j’ai besoin d’aide”
“Je me sens seul(e)”
“J’ai l’impression de ne pas compter”
“J’ai besoin qu’on me voie”
Mais ça sort sous forme de reproches.
“On ne se reconnaît plus”
Phrase très fréquente.
Ce n’est pas que l’autre a changé “contre nous”. C’est que chacun traverse une transformation intérieure intense, souvent en décalage.
L’un peut être en mode survie physique. L’autre en manque affectif. Les deux souffrent, mais pas au même endroit.
Le piège : croire que le couple devrait fonctionner “comme avant”
Impossible.
Avant bébé, l’énergie du couple allait principalement vers le lien amoureux. Après bébé, une grande partie de cette énergie est mobilisée ailleurs.
Ce n’est pas un échec. C’est un déplacement temporaire des priorités vitales.
Le couple ne peut pas être identique. Il doit se réinventer.
Ce dont le couple a le plus besoin à ce moment-là
Pas de perfection. Pas de grands moments romantiques. Pas d’une sexualité “comme avant”.
Mais de :
1. Se rappeler qu’on est dans la même équipe
Dire explicitement : “On traverse quelque chose de dur, mais on le traverse ensemble.”
Ça change tout. On n’est plus adversaires. On est alliés.
2. Mettre des mots sur l’invisible
Au lieu de : “Tu ne fais jamais…” Dire : “Je me sens débordée et j’aurais besoin de plus de soutien.”
Au lieu de : “Tu ne t’intéresses plus à moi.” Dire : “Je me sens un peu seul(e) et j’ai besoin de moments à deux.”
Les besoins sont recevables. Les attaques créent de la défense.
3. Redéfinir le lien autrement que par le sexe
Dans le post-partum, la tendresse est souvent une porte plus juste que la sexualité.
se prendre dans les bras
poser la main sur l’autre
se coller sur le canapé
un regard complice
un mot doux
Le lien corporel peut exister sans pression.
4. Valoriser le quotidien
Un “merci d’avoir fait ça”. Un “je vois que tu es fatigué(e)”. Un “je suis content(e) qu’on soit parents ensemble”
La reconnaissance nourrit énormément le lien.
5. Accepter que cette période est transitoire
Ce que vous vivez à 2 semaines, 2 mois, 6 mois post-partum n’est pas une photo définitive de votre couple.
Beaucoup de parents se retrouvent progressivement quand :
le sommeil s’améliore
le corps récupère
les repères se stabilisent
Le couple version “parents”
Le couple d’avant était basé sur la spontanéité. Le couple d’après est souvent basé sur :
la solidarité
la vulnérabilité
la capacité à demander de l’aide
la conscience de la fragilité
une profondeur nouvelle
Il peut devenir plus mature, plus vrai. Mais il passe souvent par une phase de chaos.
Quand il est important de ne pas rester seuls
Les tensions et la distance après l’arrivée d’un bébé sont fréquentes. Mais certains signes indiquent qu’un soutien extérieur devient nécessaire, non pas parce que le couple a “échoué”, mais parce que la charge est trop lourde à porter seuls.
Il est important de demander de l’aide si vous observez :
Au niveau émotionnel
Une tristesse persistante, un sentiment de vide ou de désespoir
Des pleurs fréquents sans comprendre pourquoi
Une irritabilité constante ou des colères qui vous dépassent
Un sentiment d’être dépassé(e) en permanence
L’impression de ne plus ressentir de plaisir pour rien
Des pensées très sombres, de fuite, ou de ne plus vouloir être là
Cela peut être le signe d’une dépression post-partum ou d’un épuisement psychique, qui se soignent et méritent un accompagnement.
Au niveau du couple
Des disputes qui deviennent violentes verbalement (humiliations, menaces, insultes répétées)
Un sentiment de peur face à l’autre
Des silences prolongés où toute communication est coupée
L’impression de vivre “à côté” l’un de l’autre sans aucun lien
Des reproches constants, sans possibilité d’apaisement
Quand le dialogue est rompu ou que la sécurité émotionnelle n’est plus là, un tiers peut aider à rétablir un espace d’écoute.
Au niveau de la sécurité
Des gestes brusques, des violences physiques, même “isolées”
Des objets lancés, des portes claquées de façon menaçante
Une sensation de danger pour soi ou pour le bébé
La violence n’est jamais “normale” ni justifiable par la fatigue. Il est essentiel de chercher de l’aide immédiatement.
Au niveau de l’isolement
Ne parler à personne de ce que vous vivez
Avoir honte de demander de l’aide
Se sentir seuls au monde avec vos difficultés
Penser que “vous devriez y arriver” sans soutien
Le post-partum n’est pas fait pour être traversé seuls. L’isolement aggrave tout.
Quand demander du soutien devient un acte d’amour
Parler à quelqu’un, se faire accompagner, consulter ensemble, ce n’est pas un aveu d’échec. Consulter un·e professionnel·le (sage-femme, médecin, psychologue, thérapeute de couple, accompagnant périnatal…) ne signifie pas que votre couple est brisé.
Cela signifie que vous prenez soin de votre santé, de votre parentalité et de votre relation.
Parfois, quelques espaces de parole suffisent à remettre de la respiration là où tout semblait bloqué.
Vous n’êtes pas censés tout traverser seuls. C’est une façon de dire : “Notre lien est important.”
À garder en tête
Si vous traversez une période difficile :
ça ne veut pas dire que vous ne vous aimez plus
ça ne veut pas dire que votre couple est “cassé”
ça ne veut pas dire que vous avez fait un mauvais choix
Ça veut dire que vous vivez une transition immense, avec peu de repos et beaucoup d’émotions.
Et dans beaucoup de couples, sous la fatigue, la distance et les tensions, l’amour est toujours là. Il a juste besoin d’espace, de temps, et de douceur pour réapparaître.
Clémence
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